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Le référendum par lequel on demandait aux Grecs s'ils étaient d'accord avec leurs créanciers s'est soldé par un "non". Pourtant, le Premier Ministre A. Tsipras a demandé à sonParlement d'approuver des mesures contraires.
Voilà une façon étrange de traiter la voix de la majorité, et, en effet, on pourrait croire à une trahison, comme certains disent. Toutefois, si ceux qui, dans les faits, vont dans un sens tout autre que ce que l'on aurait, tout en réussissant à ne pas se couvrir de la honte d'avoir trompé leurs millions de concitoyens, c'est sûrement parce que la seule chose que l'on a appris de cet exercice de consultation est que la péninsule hellénique n'approuve pas le choix des autorités bruxelloises. Sur ce point, les gens ont probablement raison, car l'idée promue par les fondateurs de l'Union du Vieux Continent ne concernait pas l'argent, et les injonctions ultralibérales : il s'agissait d'assurer, plutôt, l'Etat de droit, et, surtout, la liberté, qui est - il faut le rappeler - la base de ses mêmes doctrines liberticides. Mais, tout cela est de la théorie, et, pour l'instant, il faut "sauver les meubles" d'une nation, qui a été plongée dans la dépendance touristique, car ses partenaires l'ont stigmatisé, à force de dire qu'elle n'est bonne qu'à offrir des vacances à des millions de vacanciers. Ainsi, en l'incitant à abandonner les autres relais de croissance, nous sommes tous responsables de cette situation déconfite.