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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:33

En Egypte, alors que des élections législatives auront lieu dans une semaine, le mouvement de contestation de ces derniers jours vient d'obtenir la démission du gouvernement du Premier Ministre Essam Charaf.

A travers ces lignes de rappel de ce que sont les faits, on voit que seul le numéro 2 de l'Etat en question est tombé. Mais, le groupe qui tient les rênes du pouvoir, c'est-à-dire l'armée, n'est pas affecté, à moins que cela soit une feinte. Il faut dire que, si l'organisation militaire accepte de changer aussi facilement de bras politique (car, cette fois, l'appareil exécutif est tombé en moins d'une semaine), c'est que le régime qui tente de prendre la place du raïs déchu - Hosni Moubarak - est plus réactif que ce qui existait avant, et, en cela, il y a du progrès. Seulement, il y a eu, paraît-il, au moins 24 morts, et cela reste inacceptable. Toutefois, on aurait obtenu la reconnaissance du principe selon lequel une union nationale doit être mise en place. A quelques jours d'une élection décisive, il est certain que l'on a envie d'assimiler la grogne actuelle comme de l'empressement, et certain pourraient avoir envie d'envoyer les chars d'assault, pour faire stopper l'embrasement, en attendant le scrutin, qui, alors, risquerait d'être trop contrôlé. Cela dit, la situation présente peut encore ne pas dégénérer, si tout se calme : en effet, d'ici le verdict des urnes, le délai est court, et, pour si peu, on peut s'abstenir de reconstruire un organe de direction, tant que les élus du peuple ne sont pas installés : d'ici là, faire quelque chose sans leur approbation ne servirait pas à grand chose.

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Published by DJSusmack
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