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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 21:02

Suite au discours de Toulon de N. Sarkozy, A. Montebourg - une forte tête du PS - a dénoncé la politique "à la Bismarck" de l'Allemagne. A. Juppé répond qu'il n'est pas bon d'agiter le spectre de la germanophobie

Ce dernier évoque un terrible courant d'idées, propre à gonfler la menace de la guerre en Europe, et, si cela arrivait (ne parlons que de choses virtuelles), ce serait plus le résultat de luttes intestines de notre part, que d'une réelle agressivité de nos partenaires d'outre-Rhin. Car il est certain que, si le mot désignant la peur d'un peuple particulier est sorti, c'est pour défendre le Président de la République, que l'on a attaqué : il ne fait pas de doute que la critique en question - celle qui émane de la Gauche - ne se réferrait pas aux conflits du passé : on veut croire que l'on est pas tombé aussi bas. Evoquer celui qui, au XIXème siècle (avant que l'affrontement entre 2 nations rivales ne se fasse jour), a réussi a unifier l'Allemagne n'a rien de gênant, sauf si on prend en compte que l'intrigue se finissait par l'annexion du pays entraîné. En tous cas, on a l'impression, vu le nombre de fois où l'on prend pour modèle la nation de Goethe, que l'on assume notre rôle de n°2, qui doit emboîter le pas au n°1. Et, puisque l'on semble accepter de n'être que les seconds, les premiers du continent prennent conscience de leur supériorité, et, selon la plus pure tradition humaine, ils font sentir qu'ils sont les meilleurs.

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Published by DJSusmack
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