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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 20:52

Dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, Jacques Chirac a été condamné à 2 ans de prison avec sursis, ce dont il ne fera pas appel. Selon un de ses avocats, cela est injuste.

Ce qui est le plus drôle, c'est la réaction de ce dernier protagoniste, qui fait preuve d'une mauvaise fois assez dérangeante. Car, s'il est vrai que - après tout, si le mal n'est pas d'une ampleur démesurée, puisque cela ne concerne que 21 faux postes, l'ancienne fonction de l'accusé obligeait à un procès en bonne et due forme : en tant qu'ex-Maire de Paris, il n'avait pas le droit de cautionner que de tels agissements puissent exister au sein de son administration. En effet, une position à la tête d'une capitale nécessited'être au dessus de n'importe quelle inculpation, et celle qui l'accable, en l'occurrence, s'apparente à de la corruption : il est évident qu'il est inacceptable qu'une telle aliènation ne choque pas au plus haut niveau. Et d'ailleurs, on peut interpréter la décision de l'ex-Président comme son acceptation de la peine que l'on a voulu lui donné, pour le punir d'avoir laisser faire ; autrement dit, il reconnaît que sa manière d'avoir fait sa carrière, pour atteindre le sommet, l'a poussé à déraper. Ou alors, il en a eu marre de simuler une agnosognosie (ce dont on ne saurait être certain), et il aurait choisi de désintéresser la presse, c'est-à-dire que son but, désormais, serait de se faire discret, dans sa vie de retraité.

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Published by DJSusmack
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