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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:13

Disons le tout de suite : le premier volet de ce test n'a pas été concluant. Peut-être est-on tombé sur un "rebut", c'est-à-dire une préparation qui, par hasard, aurait été ratée ; ou bien est-ce un problème de subjectivité, ce qui paraît moins probable. Quoi qu'il en soit, voilà de bonnes raisons qui incitent à tenter 4 fois sa chance, selon ce que l'on s'est fixé. Car l'INDIENNE que l'on a choisi, qui était composée de poulet, d'oignons, de curry et d'emmental (en plus des traditionnelles olives), sur un fond tomate, n'était pas à la hauteur de ce qu'elle promettait. Il faut dire, pourtant, que, à la livraison, c'est une bonne surprise de recevoir, pour 10 €, en l'occurrence, cette grande pizza de 40 cm ; après examen, on s'aperçoit que cet argument figure en bonne place sur le flyer...  Cela dit, ce n'est pas la taille qui fait le goût. C'est sur ce dernier point que le désastre se désastre se révèle. Déjà, d'aspect le plat bien foncé et uniforme, ce qui laisse supposer un défaut de cuisson, même s'il faut reconnaître que cela est favorable à la découpe. Les soupçons se confirment en bouche : un goût indescriptible, qui n'est pas celui du brûlé, vient écraser toutes les autres saveurs auxquelles on pourrait s'attendre. A une exception : celle des légumes est la seule à pouvoir se distinguer. Vu que, ni le visuel, ni la gustatif, n'incitent pas à la vigilance, on a, parfois, l'occasion de se casser les dents brutalement sur un noyau d'olives. Peut-être que le caractère insipide est voulu par l'établissement, mais il faut suggérer que ce n'est pas vraiment un bon choix, car une composition culinaire ne peut se réclamer de l'Orient sans épices : c'est pourquoi l'on préfèrera croire à une erreur.

 

Comme c'était prévisible, la dernière expérience que l'on a eu, dans cet établissement, a été mauvaise par la faute du hasard. Il était juste de croire que le dernier essai était un raté, et qu'il fallait réessayer. C'est que le précédent test était un peu trop grillé,, semble-t-il, et, pour cette deuxième fois, la pâte était effectivement, moins raide. Cette fois-ci, donc, on a cru bon de jeter la lumière sur le mélange improbable que propose la MEDITERRANEENNE avec des tomates fraîches, des herbes de Provence, de l'emmental et... de la moutarde (le tout coûte 10 €) ! Ce dernier ingrédient est vraiment l'un des derniers auquel on penserait pour une recette portant un tel nom ! Quoi qu'il en soit, il est difficile d'apprécier certaines subtilités, et, en l'occurrence, la couleur que l'on devrait voir apparaître est bien trop discrète, et son apport gustatif est transparent. Le fromage, lui aussi, n'est pas abondant, et joue le rôle de spectateur. Reste les légumes et le condiment : en ce qui concerne les premiers, ceux-ci sont aisément identifiés, puisqu'ils sont entiers, d'autant que le fond, qui est de la même nature, sait se faire oublier ; pour ce qui du produit qui se présente en graines broyées, celui-ci a passé l'épreuve de la cuisson, et sa saveur aigre peut venir titiller légèrement les papilles, ce qui, dans le cas présent, est un gage de réussite de ce contrôle de dégustation. Cependant, on est déçu que, sur une pizza de 40cm de diamètre, ces deux derniers goûts ne se rencontrent pas, ce qui aurait été intéressant, à moins que cele ce soit produit, mais que la prédominance d'un des deux genres ait été si puissante qu'elle éclipsait l'autre.

 

Il est injuste de ne pas oublier les erreurs malencontreuses du passé. Cela dit, si on a prévu un test à plusieurs volets, c'est, aussi, pour ne pas oublier les bévues éventuelles. C'est pourquoi on pouvait fermer les yeux en effectuant ce troisième essai, qui aura plutôt bien contribué à noyer la première erreur dans un cadre plus large. Pour mener à bien cette mission, la pizza BUFFLE a été choisie, avec, sur une base à la sauce tomate, du boeuf haché et du roquefort, en plus de l'emmental et des olives habituels ; le tout coûte 10 €. Le mariage viande-fromage était susceptible d'être intéressant, et, cela mérite d'être testé, car la puissante gutturale des deux ingrédients aboutit à une belle lutte de saveurs. Dans cette opposition d'intensité, le produit laitier prend une sacrée claque, puisque cet agrément que l'on affine qui, habituellement, colore si fortement les plats en question est, ici relégué au second plan, et ne vole la vedette que rarement. Bref, ce qui vient de boucherie impressionne les papilles de façon tellement univoque que l'on peut dire que, au delà, rien ne dépasse - au niveau du goût. D'ailleurs, on rattache souvent ce hachis à la malbouffe, puisque, lors de la préparation, les industriels incorporent un tas de substances grasses, qui rendent accroc. Pour laisser la part belle à cette compétition indirectement voulue, les références méditerrannéennes - à savoir la sauce rouge, ce qui est râpé et les noyaux oléagineux - savent se faire discrètes, même si, parfois, elles aromatisent largement un plat. Enfin, on signalera que, peut-être, la pâte de cette pizza géante mérite d'être un peu plus cuite.

 

Le temps est venu de clore le test de cet établissement. Pour cela, on a choisi une pizza très animale, puisqu'il y a, surtout, de la viande, avec, sur un fond de sauce tomate, du boeuf haché, de la merguez et du chorizo ; en plus du traditionnel emmental, et des olives, bien sûr : c'est la TEXANE. Le tout vaut 10 €, ce qui n'est pas le prix le moins cher que propose la carte, mais le plus cher non plus. On a pas souvent l'occasion de rencontrer une préparation, dont le nom fait allusion à une des quarante divisions, en particulier, des Etats-Unis, et, en l'occurrence, il faut se demander pourquoi les produits de boucherie sont toujours associés à cette contrée : c'est sûrement parce que cette section territoriale reflète le mieux le rêve américain, avec une consommation débridée (la nourriture issue du bétail est, forcément, plus coûteuse que celle que l'on tire de l'agriculture). Venons-en aux faits : il y a eu un problème , lors de la prise de commande. Il faut dire que, si l'on oublie de donner son nom au téléphone (ce que l'interlocuteur aurait dû demander), cela ralentit forcément, le livreur. Heureusement que l'adresse et le numéro de téléphone ont été donnés, ce qui fait que l'ennui a pu être effacé par un simple appel téléphonique. Point positif : la composition est transportée dans une enveloppe que l'on pense isotherme, en plus du carton : le plat arrive, en principe, plus chaud. Enfin, la dégustation a été satisfaisante, bien que l'alliance du chorizo et de la merguez donne quelque chose de très épicé, qui ne parvient pas, toutefois, a écraser la saveur douce du boeuf.

La formule que propose cet établissement - à savoir des pizzas sur-dimensionnées pour le même prix - est intéressante, mais, malheureusement, des incidents entachent le résultat final. Si on privilégie la quantité à la qualité, c'est une bonne adresse.

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Published by DJSusmack
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