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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:11

Les Egyptiens comémorent la chute de Hosni Moubarak, il y a un an. Ils exigent, maintenant, le départ du Conseil Suprême des Forces Armées, qui a levé partiellement l'état d'urgence.

Une chose est sûre : la Révolution du Nil - telle est, désormais, l'expression consacrée - n'est pas terminée. Tant que le CSFA n'est pas parti, il n'y a rien à espérer. D'ailleurs, vu ce qui s'est passé en Tunisie, on ne peut se satisfaire de la suppression inachevée d'un dispositif qui coince le peuple sous une chape de plomb. C'est, donc, la situation dans ce dernier pays que l'espoir se porte, car, dans le cas du regain de tension du Caire, les journalistes rapportent que le mouvement qui renaît en 2012 est vu d'un mauvais oeil. Preuve que, dans cette capitale, les autorités craignent une nouvelle explosion de violence, parcequ'elle savent que quelque chose peut leur être reproché. Aussi, les mécontents ont tout à gagner, en se remémorant leur coup d'éclat de janvier 2011. De ce point de vue, l'hommage qu'ils rendent au jour d'aujourd'hui pourrait bien être salvateur, dans le sens où cela pourrait relancer une dynamique d'émancipation, qui, parce qu'elle ne faisait que singer ce que leur coreligionnaires maghrébins venait de connaître (c'est-à-dire la chute de Ben Ali), s'est essouflé trop vite, parce que l'on pensait avoir fait le boulot. Et, si, cette fois, on se rebelle encore, il y a lieu de croire que cela aura une issue positive, avec un jeune gouvernement.

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Published by DJSusmack
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